Utiliser du papier, est-ce dépassé ?

Smiling Man on Laptop

Vendredi 3 avril dernier, j'ai participé à deux ateliers proposés par Cloitre Imprimeur. L'un portait sur "la place du print dans les stratégies de communication" et l'autre sur "le papier de création comme élément de valorisation du document imprimé".

Si je ne vais pas revenir sur l'intégralité de l'atelier, il y a tout de même quelques éléments que je souhaite partager et proposer à la réflexion.

1. Utiliser du papier, est-ce polluer ?

-> 2. Utiliser du papier, est-ce dépassé ?

3. Utiliser du papier, une valeur ajoutée ?

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A l'heure du tout numérique, quelle est la place de la communication papier ? Le papier a-t-il encore une place ?

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Oui et non. On est bien moins envahis de documents papier que de mails, spam, pop up et publicités omniprésents dès que l'on regarde un écran.

La pub que l'on reçoit dans notre boîte aux lettres reste moins intrusive que la cinquantaine de mails journaliers que chacun reçoit en moyenne, et qui atterrissent bien souvent directement dans les spams. De plus, si cette publicité papier est aussi intrusive qu'on le dit, pourquoi ne sommes-nous que 10 % à avoir collé un "Stop pub" sur notre boîte aux lettres ? Les 74 % des Français qui consultent les prospectus qu'ils reçoivent en format papier sont-ils schizophrènes ?

A savoir également, si une newsletter publicitaire est vite zappée, un courrier papier est conservé et apprécié : 45 % des Français se sentent valorisés quand ils reçoivent un courrier (publicitaire) personnalisé, et trouvent le papier plus pratique pour l'archivage et la consultation.

Idée reçue n° 4 : Le contact est plus facile par le web

Aujourd'hui, on sature de l'emailing. On reçoit tellement de sollicitations publicitaires que l'on parle d' "Infobésité" pour désigner la masse démesurée d'informations digitales.

S'il est plus rapide et moins coûteux de faire un e-mailing, les résultats n'en seront pas pour autant probants puisque la grande majorité des mails sera noyée dans les spams, et que les messages survivant au tri automatique seront à peine ouverts. Le prospect internaute passera sur l'information s'il n'a pas le temps de la lire, et ne pensera pas (ou que rarement) à revenir dessus quand il aura plus de temps. En plus, l'image n'apparaîtra pas ou mal, limitant l'impact du message. Alors que l'écrit, parce qu'il est moins intrusif, qu'il laisse une certaine liberté de consultation, aura plus de chances de faire mouche.

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Enfin, il ne faut pas oublier la fracture numérique. Tout le monde n'a pas Internet ! L'imprimé permet, lui, d'accéder à 100 % de la population.

On ne s'y attendait pas : L'imprimé mène au web

Aujourd'hui, on se sert du papier comme un "drive-to-web", terme anglais pour dire que le papier invite à consulter une information différente ou plus complète sur un site Internet. Il y a pour cela les QR codes notamment, ou la simple mention du site, sur un support que l'on garde, faute de noter tous les sites visités dans ses favoris.

Inversion des rôles : Les contenus web deviennent papier

Une nouvelle revue vient de paraître : As you like. Le site compile le meilleur du web, des blogs, des réseaux sociaux pour en offrir une compilation papier, peut-être plus facilement consultable ? A moins que ce ne soit pour fixer des informations qui seraient perdues sur la toile ?

A lire sur Graphiline, le quotidien des arts graphiques.

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